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RDC: rentrée parlementaire dans les assemblées provinciales ce 30 septembre sur fond des tensions politiques, et impaiement des émoluments.

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Photo: Shutterstock

Après les vacances parlementaires de trois mois, les élus provinciaux, vont faire leur rentrée ce 30 septembre 2022. Un retour à l'hémicycle qui sera caractérisé par des tensions politiques au sein des certaines  Assemblées provinciales comme celle de la Tshopo où un bureau d'âge  se dispute le pouvoir avec le bureau déchu par motion.

 

Plusieurs députés sont impayés, cas des députés provinciaux du Tanganyika et d'autres provinces  qui dernièrement ont fait un sit-in au ministère des finances et à la primature pour exiger le paiement de 6 mois d’arriérés de leurs modiques émoluments par le gouvernement de la République.

 

En date du 2 septembre dernier Socrate Kangulumba, rapporteur du collectif des députés provinciaux de la RDC se confiant  dans les médias  a  menacé de  boycotter la prochaine ouverture de la session parlementaire de septembre si  le payement régulier des émoluments et l'apurement de leurs arriérés  n’est pas respecté et a  sollicité de nouveau l'implication du Chef de l'État pour décanter  la situation.

 

D’après le député oscar Lulu Mulongoy, élu de Kongolo, la situation de cette partie du pays est encore pire, car si les autres provinces ont touché quelques mois, les députés du Tanganyika n’ont rien touché depuis 6 mois sur ordre de certaines autorités du pays.

 

Par ailleurs, plusieurs assemblées provinciales ont connu de fortes tensions politiques  dont celle du Tanganyika. Dans le but de trouver un équilibre, le vice premier ministre de l’intérieur Daniel Aselo okito avait ordonné la fermeture du siège de cette assemblée provinciale .Jusqu’ici le VPM n’a toujours pas ordonné sa réouverture.

 

Signalons que, le désordre qui a prévalu à l'organe délibérant provincial de la Tshopo était prévisible, Puisque le président de l’ancien bureau, Gilbert Bokungu n’a jamais accepté son éviction par une frange des députés provinciaux, dont trois membres de son propre bureau sur les cinq qui le composent.

 

 

A noter qu’au mois de mai, les députés provinciaux avaient menacé de boycotter les élections dans les 14 provinces en exigeant le paiement de 10 mois d'arriérés. Le gouvernement avait, la veille, payé la moitié de ces arriérés.

 

 

Jael Ngalula

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